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Usual victims

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usual victimsROMAN POLICIER

Gilles Vincent - éd. Au diable vauvert

Le cadre : Tarbes, la ville et ses immeubles, ses bars, sa gare, ses centres commerciaux, la voie de chemin de fer, l'autoroute, sans oublier bien sûr la silhouette des Pyrénées en arrière-plan, comme un horizon indépassable.

Et Titania. le géant du commerce en ligne, le monstre, symbole d'une société déshumanisée, le plus gros employeur de la ville, surgi de terre à coup de subventions pour offrir à des générations d'exclus du monde du travail, le CDI inespéré, dans une région en panne d'activité économique.

Atmosphère habillée d'un temps hivernal, brouillard glacé, brume, balayée parfois par le vent du sud. La pluie, et le mouvement incessant des balais d'essuie-glaces, en mode intermittent, parfois (comme les courts chapitres), ou accéléré, comme le stress qui grimpe, rythment le suspens.

Quatre femmes sont retrouvées mortes dans les locaux de Titania. Loi des séries ? Pressions professionnelles ? Vies intimes livrées au chaos ?

Trois policiers sont chargés d'enquêter.

Ils se présentent eux-mêmes au lecteur, dressant sans concessions leur autoportrait.

Martin Delbart, capitaine de police, homosexuel, bien dans sa peau, heureux dans sa vie avec son compagnon, Florent ;

Clémentine Rucher, sa collègue, homosexuelle aussi, ce qui simplifie leurs rapports et fait d'eux une équipe de choc, soudée par l'amitié.

Et puis il y a Stéphane Brindille. Un extraterrestre ? Une sorte de Harry Potter ? Jeune stagiaire dans la police, diagnostiqué Asperger à l'âge de dix ans, passionné de films américains ; il connaît toutes les répliques cultes et trouve toujours à brûle-pourpoint celle qui s'applique à la situation ou mieux encore celle qui lui inspire un début de piste.

L'enquête sur cette série de suicides de femmes, se déroule dans les coulisses de cette grande entreprise du E commerce, et s'immisce dans les labyrinthes obscurs du darknet.

Les rebondissements se succèdent à une vitesse folle, le lecteur est déstabilisé, malmené. Impossible de prévoir où l'auteur veut le mener.

Le récit ne suit pas une piste, mais plusieurs, à la fois, qui partent dans tous les sens.

VG

Au boulot, ma principale coéquipière, c’est Clémentine Rucher. Une Alsacienne de quarante et un ans. Elle vit avec une gonzesse de l’autre côté de Tarbes, près de la gare, depuis bientôt six ans. Du coup, ils nous ont collés ensemble. Ils étaient sûrs qu’entre nous, il n’y aurait jamais d’histoire de fesses, comme on dit.

 

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