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Le Colibri

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colibriROMAN

Sandro Veronesi.  Grasset

Prix Strega 2019 (Goncourt Italien).

Le colibri c’est Marco Carrera, colibri parce qu’il est plus petit que la moyenne. Adulte, devenu médecin, marié, père d’une fillette, il mène une vie tranquille jusqu’à ce que le psy de sa femme vienne lui annoncer un malheur prochain.

La vie de cet homme de 40 ans n'aura pas été la plus heureuse, pas la plus triste non plus, et le "colibri" aura connu des joies, des peines, de l'amour, des conflits, des difficultés, des petits et des grands malheurs, et deux grandes tragédies.

C’est un enchevêtrement de dialogues, de mails, cartes postales, narration, conversations téléphoniques. Le roman se caractérise surtout par une chronologie chamboulée, des années 60 à 2030, perturbant quelque peu la lecture.

Marco n'est pas "immobile", il ne reste pas de marbre, impassible. Il tombe, se relève, agit, réagit, ou n'agit pas, mais il avance, parce que simplement il n'est pas possible de faire autrement. On peut croire qu'on reste passif, qu'on n'agit pas sur notre propre destin, qu'on laisse faire. Mais ne rien faire est aussi une décision, et en tout état de cause le monde ne s'arrête pas de tourner, et par ce simple fait, il continue à agir sur nous et à modifier notre univers. Rien n'est jamais figé et l' "immobilité" de Marco (qui contraste avec le chaos de la narration) est une illusion.

....tu es un colibri parce que comme le colibri, tu mets toute ton énergie à rester immobile. Soixante-dix battements d'aile à la seconde pour rester là où tu es déjà. En cela, tu es formidable. Tu réussis à t'arrêter dans le monde et dans le temps, tu réussis à arrêter le monde et le temps autour de toi, et même parfois tu réussis à le remonter, à retrouver le temps perdu, tout comme le colibri est capable de voler à reculons."

VL

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