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Comité de lecture Pavie-Villanueva de Gallego 2019-2020

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"Traîne Savane" de Guillaume Jan

2020Savane« Pour changer des livres trop sombres, trop lourds, ou trop tristes , ce livre détend et était parfait pour l’été ».

Il nous invite à un voyage au plus près de l’Afrique de l’Ouest (Congo) et de l’Est au cours du XIXe siècle et de nos jours.

Deux récits aux tons très différents  :
- les expéditions laborieuses de Livingstone dans une recherche historique très fouillée,
- le récit sentimental au sein d’une Afrique contemporaine dont le ton est quasi journalistique.

 

La partie sur Livingstone est parfois considérée un peu longue, de par ses descriptions trop fouillées, et cependant très intéressante historiquement.

Dans l'autre partie, nous sommes entraînés dans le sillage rocambolesque de deux personnages, le narrateur et sa muse congolaise Belange, à la découverte des derniers Pygmées. Un parallèle s’établit tout de suite avec le récit des aventures de Livingstone : mêmes errances, même poursuite vers un but incertain qui s’avérera décevant, mais ici beaucoup plus de truculence dans la description de cette Afrique aimée.

Ce livre nous a incitées à lire d’autres ouvrages ou à évoquer des anecdotes mettant en scène des tempéraments très déterminés malgré les risques :
- Relecture de "Jonathan Livingstone le goéland".
- Evocation des nombreux voyages à vélo sans préparation, à l’instinct, de Jacques Sira.
- Evocation des sportifs de l’extrême.
- Récit de la détermination précoce d’une jeune fille qui entreprend de 17 à 32 ans (au grand dam de ses parents !) des voyages lointains, se laissant guider exclusivement par l’imprévu au mépris des problèmes corollaires.
- Pour une personne qui n’a pas lu le livre, nos discussions évoquent la folie exploratrice mise en scène, par exemple, dans le film « Aguirre, la colère de Dieu ».

Nos échanges ont donc donné le goût de découvrir ce livre qui peut ouvrir la réflexion au-delà de son simple contenu.

 

"L'art de perdre" de Alice Zeniter

zeniterParmi les récits sur la guerre d'Algérie, Alice Zeniter porte une voix originale : une tentative de réhabilitation des Harkis, injustement décriés pour avoir pris le parti des colonisateurs. Ce roman raconte l'histoire de trois générations de la famille de l'auteur en trois parties :

1 / L'histoire des grands-parents vivant en Kabylie :
 Cette partie est unanimement appréciée :
- pour les apports historiques, considérée comme un véritable documentaire sur l'histoire des Harkis.
- pour la description des difficultés inextricables de choix en temps de guerre et de menace sur les familles.

L'assistance évoque l'année 1962 en France et son cortège d'incompréhension mutuelle, quand affluent les pieds noirs et les Harkis.

2 / L'histoire des parents de l'auteur exilés en France :
Cette partie est analysée avec intérêt :
- pour la peinture psychologique du patriarche rempli de désillusion muette.
- pour celle du fils éprouvant de la honte pour ses parents déclassés et confronté au racisme.

Une recherche d'identité introuvable commence à émerger.


 

3 / L'histoire de la dernière génération :
L'analyse de cette 3e partie montre des différences d'appréciations :
- trop longue, comportant trop de détails sur les relations de Naïma avec le milieu artistique d'Alger.
- les 2 premières parties se seraient suffi à elles-mêmes tant la densité historique et psychologique sont en décalage avec la 3e. Celle-ci aurait pu être dissociée du livre et faire l'objet d'un autre récit.
- cette partie est l'aboutissement nécessaire des 2 autres car elle révèle la conséquence tragique des pseudo-choix des générations antérieures sur la 3e génération. Cette dernière, en quête d'identité introuvable, sera écartelée entre les deux rives de la Méditerranée, cause de grande souffrance.

A propos du style :
- écriture légère , agréable à lire.
- style redondant qui donne par moments une lourdeur au texte.
- malgré longueurs et lourdeurs des pépites très évocatrices : « Leur place dans le bateau est après les animaux et les meubles ». « La vie dans les camps a fait tomber une nuit sur le regard d'Hamid et Dalila ». En France, « Ali n'avait pu offrir qu'une vie de miettes à sa famille ».

En conclusion : Chacun et chacune a été touché par cette histoire altérée par le silence douloureux de chaque membre de la famille. Une comparaison est faite avec le besoin actuel et la possibilité revendiquée d'exprimer, de connaître et de comprendre les histoires familiales. Les temps changent !

 

"Patria" de Fernando Aramburu

patriaRécit d’une amitié entre deux familles basques, amitié déchirée par un attentat de l’ETA. Ce roman parle de deuil interdit, de fiertés criminelles et d’amours avortées où chaque personnage vit avec ses souvenirs au sein d’un microcosme villageois.

Texte concret, imagé, véritable documentaire, le mélange de narration et de dialogues rend le roman vivant.

Mais aussi, difficulté d'entrer dans le texte de par la multiplicité des personnages. Le glossaire en fin de livre complique la lecture, la construction en petits paragraphes déroute car les dialogues sont difficiles à maîtriser, brouillés par de fréquents changements de personnages qui vivent tour à tour une même situation, enfin des longueurs inutiles sont déplorées.


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