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Histoire d'une arnaque

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histoire dune arnaqueDOCUMENTAIRE

Histoire d'une arnaque :Maximilien-Théodore Chrétin et l'Empire de Tétricus

Hubert Delpont

aux éditions d’Albret à Nérac

En 1832 des recherches archéologiques subventionnées par le gouvernement français sont entreprises sur le site d’une villa gallo-romaine dans la Garenne de Nérac. L’archéologue en charge des travaux charge un certain Chrétin, peintre local, de la surveillance du chantier de fouille.

Ce dernier passe brutalement de l’ombre à la lumière avec la découverte en succession de vestiges romains, médaillons, inscriptions, bas-reliefs de magnifique facture… le monde archéologique est en émoi, le microcosme local aussi. Car ce  n’est pas une villa, c’est un palais impérial ! Celui de Tétricus, sénateur devenu Empereur des Gaules en 271 de notre ère. L’une de plus belle pièce mise au jour, un bas-relief en marbre, le représente avec son épouse, une certaine… Néra ! Ces découvertes sont examinées et authentifiées par de nombreux archéologues distingués, dont Prosper Mérimée, inspecteur général des Monuments Historiques, et ce dans l’enthousiasme général.

Le « découvreur » Chrétin s’empresse de vendre ces trésors à la Société Archéologique de Toulouse et, ce faisant, se retrouve bientôt accusé de vol par la mairie de Nérac. Lors du procès en 1835, alors que de plus en plus de spécialistes commencent à douter de la validité des trouvailles de Chrétin, celui-ci assomme l’assistance en déclarant, preuves à l’appui,  être l’auteur de ces vestiges gallo-romains ! Et proposant, au passage, de réaliser de «semblables ouvrages quand on le voudra sur quel que sujet que ce soit.»

Acquitté des poursuites pour vol, le mystificateur génial  Maximilien Théodore Chrétin, ancien soldat, ex-professeur de dessin à Auch, soi-disant neveu de Robespierre, disparaît peu après de la vie locale… Nérac ne sera jamais Ville Impériale ! À noter qu’on le retrouvera quelques années plus tard chargé de la restauration de l’église de Germigny-des-Prés (Loiret), et… auteur d’une fausse inscription du IXème siècle.

Impayable Maximilien Théodore !

P.P.

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